Super Smash Bros et Tekken remis à l’honneur chez Konix Esport !

Vous l’avez sans doute remarqué, Konix Esport a intégré depuis maintenant presque deux mois un joueur Tekken au sein de sa structure. Cette semaine, c’est un combattant Super Smash Bros qui nous rejoint. Pour l’occasion, nous avons échangé avec ces deux joueurs pour en découvrir un peu plus sur leurs ambitions et leur parcours sur des jeux à la fois si proches, et si éloignés.

 

Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

 

GUNNI : « Je m’appelle Guillaume, j’ai 23 ans. Actuellement, je suis étudiant en troisième année de Statistique et informatique décisionnelle en alternance, je finis mon année en septembre.
Je suis donc joueur Tekken au sein de Konix, depuis début juin environ. Au niveau de la scène française sur Tekken, je fais certainement partie des meilleurs. Ca fait environ 5 ans que je fais des tournois sur le jeu, et 8 ans que je joue à Tekken. »

GREIL : « Je m’appelle Habib, j’ai 22 ans et je suis en BTS Comptabilité et gestion.
Par rapport à Smash, j’ai commencé sur l’ancien opus qui est Super Smash Bros Brawl, il y a environ une dizaine d’années. Concernant l’esport j’ai commencé assez récemment, il y a 2 ans il me semble. Pendant un moment, j’étais quatrième sur le ranking français avant de m’absenter un peu de la scène et de passer en drop mention. »

 

Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans le jeu-vidéo et de votre parcours notamment dans l’esport ?

GUNNI : « Alors c’est avec Tekken que j’ai vraiment commencé à jouer, mais comme tout le monde avant, je pense que j’ai joué un peu à tout et n’importe quoi. Je me suis mis à Tekken au collège grâce à un pote avec qui on s’entraînait, et depuis je n’ai plus lâché le jeu. On a progressé ensemble jusqu’à Tekken 6 (en 2012). Ensuite sur Tekken 7, lui n’a pas trop apprécié le jeu donc j’ai continué à jouer un peu tout seul de mon côté, et c’est là que j’ai commencé à faire des tournois. C’est aussi là où j’ai commencé à « percer » sur la scène française. Maintenant, je me retrouve sur Tekken 7 à faire partie des meilleurs Français.
J’ai aussi fait pas mal de tournois sur Hearthstone avant qu’ils annoncent la sortie de Tekken 7. J’ai également beaucoup joué à Dofus, pendant mes années collège et un peu au lycée aussi. »

GREIL : « Si aujourd’hui je suis bien ancré dans l’univers des jeux-vidéos c’est grâce à mon frère. J’ai commencé à jouer au jeux-vidéos depuis la Nintendo 64 (je devais avoir 4 ou 5 ans). J’ai joué à pas mal de choses, j’ai touché aux MOBA comme LoL, RPG, combat, FPS, un peu de tout quoi. J’ai commencé à m’intéresser à Smash sur Melee, qui est sorti quand j’étais petit. J’ai commencé à jouer à Brawl sérieusement quand il est sorti (en 2008 il me semble), mais il n’y avait rien de concret. Niveau compétitions j’ai commencé sur Smash 4 à faire des tournois. Quand Tekken 7 est sorti j’ai failli me mettre à faire des compétitions puisque j’avais déjà les bases du jeu, mais je n’avais pas le temps de rattraper tout le retard que j’avais sur le jeu et je n’avais pas non plus envie de mettre Smash de côté. Donc j’ai toujours joué à Tekken mais plutôt en tant que casu.
J’ai, moi aussi, beaucoup joué à Dofus. »

 

Est-ce que vous pouvez nous parler de votre parcours au sein des structures esport ?

GUNNI : « Eh bien, je n’en ai pas (rire). Je n’ai jamais été dans une structure esport et c’est donc la première que je rejoins. En fait, Tekken dans l’esport ça a un peu commencé avec Tekken 7 ».

GREIL : « Alors, il y a à peu près 2 ans, sur Smash 4 j’étais chez Madcorps (avec Fresh justement qui était directeur esport et qui me gérait). Ça se passait très bien, mais malheureusement ils ont dû fermer parce que les dirigeants n’avaient plus le temps. J’ai par la suite mis à jour mon dossier que j’avais monté pour postuler dans des structures. J’ai fini chez Oserv, et ça s’est mal passé pendant 1 an, raison pour laquelle je me suis mis un peu en retrait par rapport à la scène esport. Mais je suis finalement prêt à m’y remettre avec Konix ! »

 

Gunni, est-ce que tu peux nous raconter ta première expérience en lan et enchaîner sur tes trois dernières lans où tu as fait de très bonnes performances ?

GUNNI : « J’ai commencé avec Tekken sur Tekken Tag 2. La lan était plutôt cool, ça s’est passé à Epitech Paris. C’était la première fois que je me déplaçais pour faire un tournoi. J’ai été un peu déçu par mes résultats parce que je n’ai pas dépassé les poules, mais bon on ne peut pas toujours réussir (surtout pour une première expérience), et c’était très sympa. Ensuite j’ai fait pas mal de tournois sur Tekken Tag qui se sont plutôt bien déroulés. J’ai commencé au fur et à mesure à mieux gérer le stress des tournois, à mieux jouer aussi, donc je me classais de mieux en mieux.
Sinon, concernant mes trois dernières lans Tekken 7 j’ai fait le Stunfest à Rennes où j’ai gagné. C’était une ou deux semaines avant d’intégrer Konix. J’étais en final contre Gen1us (aka Norman Chatrier).
En Allemagne, j’y suis allé parce que ce n’était pas loin de chez moi, mais sans vraiment avoir de grandes prétentions. Je pensais à peine passer les poules et atteindre le top 32. Finalement tous les matchs se sont déroulés tranquillement. A partir du deuxième jour (top 16) c’était un peu plus compliqué, ça se jouait à pas grand-chose. Ensuite on est passé au top 8 où je pensais me faire détruire par un américain pour mon premier match, mais ça a été l’inverse. Ça s’est super bien passé et la production a été au top. (N.B. : Gunni a terminé troisième).
Après, ce week-end je suis allé à Bordeaux où j’ai fini deuxième. J’ai perdu contre un des meilleurs joueurs parisiens, ça s’est joué à un cheveu. »

 

Greil, peux-tu nous parler à ton tour de tes premières lans, de ton expérience sur la scène esport ?

GREIL : « Alors au moment où j’ai commencé, Smash ne faisait pas vraiment partie de l’esport (comme pour Tekken, Smash a pris du temps avant de se lancer dans l’esport). On n’a pas encore de circuit officiel comme sur Tekken 7, mais ça se lance petit à petit. Ma première expérience, c’était le Cannes Winter Clash au Palais du Festival. J’étais vraiment anxieux parce que je ne connaissais pas toute cette pression lors d’un tournoi. Finalement sur 100 joueurs je crois que j’ai atteint le top 12, ce qui n’est pas si mal pour une première performance, surtout face à d’autres joueurs plus habitués à faire des tournois.
Concernant les lans récentes je n’en ai pas vraiment faites, de petits évènements mais je ne pense pas que ce soit notable. Si j’ai fait une lan notable c’était il y a 2 ans je crois, le Smashdown World qui s’est déroulé à côté du Parc des Princes. Il y avait des tops US, des tops Jap (sur Smash 4, les Européens sont top 3 derrière les US et les Japonais). Je me suis bien démarqué puisque j’ai fini neuvième sur… 200 ou 250 joueurs, je crois. J’ai aussi été top 7 européen, et c’est là que les joueurs ont commencé à se « méfier » de moi.
Après, j’ai fait d’autres lans comme à Paris où j’ai fini 17ème sur environ 150, ce que je considère comme étant une mauvaise perf. Pour les autres lans, généralement c’était rare que je ne sois pas dans le top 8. »

 

Pouvez-vous évoquer les raisons qui ont fait que vous avez accepté de vous joindre à Konix Esport ?

GUNNI : « J’étais à la recherche de structure pour augmenter ma visibilité auprès du public. Je voulais aussi faire connaître un peu plus Tekken dans le monde de l’esport, et vu que je suis pas mal de joueurs Hearthstone, j’en ai vu un qui avait retweeté le premier post de Konix par rapport à l’ouverture de la structure. Donc comme j’ai vu qu’elle commençait, je suis me suis dit pourquoi pas tenter ma chance. J’ai envoyé ma candidature que j’avais pris du temps à préparer, et Xela a voulu essayer. Depuis on relaye pas mal mon activité sur Tekken, et vu que Konix est surtout suivi par des gens qui s’intéressent entre autre à Hearthstone, ça permet de montrer aussi qu’il y a des tendances sur les jeux de baston. J’espère que ça me permettra d’en faire plus que si j’étais tout seul. »

GREIL : « Alors déjà je savais qu’il y avait des personnes de confiance dans la structure ; comme je l’ai déjà précisé, ça s’était très bien passé avec Fresh et Xela chez Madcorps. Donc quand on m’en a parlé j’ai été intéressé de suite. Après, avec l’histoire d’Oserv j’étais un peu démotivé, j’attendais surtout Smash 5. Puis j’ai été invité par Nintendo à la Japan Expo pour faire des matchs d’exhibition, et jouer au nouveau jeu m’a beaucoup remotivé. Etant donné que Smash 5 ne sort qu’en décembre, le jeu est un peu mort et je n’ai donc pas forcément vocation à devenir le meilleur joueur comme auparavant, mais plutôt à maintenir mon niveau et pas arriver sur Smash 5 avec un arrêt de 5 mois avant ça. »

 

Tu évoques de façon implicite la mauvaise expérience que tu as vécue dans ta dernière structure ; est-ce que quelque part ça n’a pas été difficile pour toi de te décider à en rejoindre une nouvelle ?

GREIL : « Honnêtement, je vais paraître un peu insistant là-dessus, mais je ne pense vraiment pas que j’aurais rejoint une autre structure si je ne savais pas qu’il y avait des personnes de confiance en son sein. Vu que la première fois ça s’était très bien passé avec ces membres, qu’il y avait un très bon feeling, je me suis dit que si ça s’était bien passé une fois, il n’y avait pas de raison pour que ça se passe mal maintenant. »

 

Comment vous projetez vous dans la structure ? Quelles sont vos attentes et vos ambitions ?

GUNNI : « Bah, être mis en avant comme je le disais tout à l’heure, par rapport à ce qui se fait actuellement. Connaître un peu plus les membres de Konix aussi. Concernant ma place sur la scène de l’esport j’aimerais pouvoir conserver ma place de meilleur français, confirmer mes bons résultats en France et éventuellement aller faire des tournois en Europe pour « confirmer » mes résultats en Allemagne. »

GREIL : « Pour Smash 4 j’aimerais pouvoir me réaffirmer sur la scène esport, vu que je suis plus ou moins considéré comme un retraité, reprendre les tournois et me préparer pour Smash 5. J’aimerais aussi pouvoir confirmer mon niveau dans les pays étrangers. »

 

Trouves-tu que Smash soit suffisamment développé sur la scène esport ?

GREIL : « Pas du tout. Le seul endroit où il l’est vraiment, je pense que c’est vraiment aux US. Ils font vraiment de gros tournois et il fait partie des jeux où il y a le plus de participants. Mais en Europe il ne l’est pas tant que ça : il y a pas mal de tournois dans chaque pays, mais il n’y a que les gros joueurs qui y vont, on est plus frileux que les américains pour voyager. Et comparé à certains jeux, comme Tekken notamment, on n’a pas de World Tour non plus. »

 

Quelles sont tes attentes par rapport à Smash 5 ?

GREIL : « On attend tous un soutien de l’éditeur, et on souhaiterait qu’il y ait une sorte de Tour aussi. Je pense que, par rapport aux autres jeux de combats, on aurait suffisamment de joueurs pour le mettre en place. Par rapport à l’esport j’aimerais qu’il y ait plus de tournois auquel facilement participer. Et pour moi-même, j’aimerais redevenir top Français, et devenir top Européen. »

 

Un mot pour la fin ?

GUNNI : « J’ai hâte de recevoir un maillot trop grand (rires) ! Plus sérieusement, je sais qu’il y a pas mal de grand joueurs français qui sont à la recherche d’une structure, il faut qu’ils se mettent à chercher d’eux-mêmes et pas qu’ils attendent parce que ça n’arrivera pas tout seul, surtout sur un jeu de baston comme Tekken. Il y a moyen de trouver même si ça prend un peu de temps, mais ça vaut le coup au final parce qu’on est plus ou moins les précurseurs de l’esport sur ce style de jeux, il ne faut pas lâcher.»

GREIL : « Ne délaissez pas Smash 4 en attendant le prochain, et préparez-vous bien pour Smash 5 parce que les fondamentaux seront toujours les mêmes ! Après je rejoins Gunni sur ce qu’il disait, il ne faut pas attendre que la structure vienne à vous, il faut chercher soi-même. »

 

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